Notice

Chez No code éditions, nous pensons qu’une expression qui revient souvent, une phrase percutante ou un bon jeu de mots, sont des punchlines qui se partagent et doivent voyager !

Punchlines est un dispositif participatif d’expression libre entre art, langage et espaces en réseau.

Pour la petite histoire, tout est parti d’une complicité avec mon fils qui entre dans l’adolescence. Je n’arrêtais pas de lui dire « Tu me fatigues » et c’est devenu un jeu entre nous, au point où j’ai floqué un t-shirt avec cette phrase pour ne plus avoir à lui répéter. Cela nous a fait rire et cela a fait rire celles et ceux qui voyaient le t-shirt (je le portais en réunion, en terrasse des cafés, et plus largement dans mon quotidien). D’autres punchlines sont venues naturellement dans le même esprit avec mon entourage. Plusieurs prototypes de t-shirts ont vu le jour et quelques personnes m’en ont demandé, parfois à partir de leurs propres phrases. Alors j’ai ressorti mes carnets et toutes les phrases que j’ai notées au fil des années ont trouvé une nouvelle orientation. Les phrases que mes enfants disaient petits, les blagues émergeant dans mon couple, entre copains ou en famille, des réflexions personnelles, des phrases « aposiopèses » (figure de style, signifiée par des points de suspension, qui consiste à suspendre le sens d’une phrase en laissant au lecteur le soin de la compléter), des citations, des phrases qui instaurent une relation sociale décalée, etc., ont refait surface. L’idée de donner forme à ces Punchlines a lentement mûri dans mon esprit jusqu’à devenir ce dispositif qui permet à qui veut de partager une idée, d’en produire des multiples et d’alimenter une œuvre hybride.

Dans cette œuvre hybride, une phrase monadique1 se (dé)plie en une série de multiples et l’ouverture à la participation permet aux utilisateurs d’augmenter, non seulement, le nombre de phrases/monades et leurs multiples, mais également d’enrichir le nombre de multiples pour chaque phrase/monade et, en ligne ou lors de workshop, de co-construire un paysage hypermédia.

Sur le site internet du dispositif, un module « Proposer » permet aux utilisateurs de déposer une phrase, de la signer par un pseudo ou pas, de la géolocaliser ou pas, et d’en générer une version fixe et animée et de les télécharger ou pas. Les onze écritures les plus utilisées dans le monde sont prises en charge par une simple reconnaissance du texte que l’utilisateur écrit ou colle dans le champ de saisie.

L’esthétique typographique, assimilable à une signature, se décline en deux versions : le texte est écrit avec la police No futura2 en noir sur fond blanc ou en blanc sur fond noir. Un ou plusieurs mots de la phrase peuvent être en réserve sur un rectangle noir ou blanc.

Une fois générée, la version animée de la Punchline s’ajoute à une « Galerie », à une sculpture virtuelle – rappelant les bandes colorées In situ de Daniel Buren3, La colonne sans fin4 de Constantin Brancusi ou encore la signature de Philippe Cazal5 – dans la page « AR » (pour Augmented Reality), et sont géolocalisées sur une « Carte » interactive permettant de choisir entre les modèles cartographiques Mercator ou Eckert IV6.

Une extension des réflexions sur les relations entre le langage et la cartographie est proposée dans la page « Sillages ». L’utilisation que les utilisateurs font des onze écritures est transcrite visuellement dans un orbe chromatique en mouvement au sein duquel une couleur est associée à un langage et intégrée à un dégradé proportionnel à son utilisation par rapport aux 10 autres. Un suivi des participations et des déplacements des utilisateurs est également matérialisé sur la sphère in/visible qui englobe l’orbe chromatique.

Un « Shop » permet de choisir une des Punchlines contenue, en alphabet latin uniquement pour l’instant, dans la base de données du site pour en commander un t-shirt et/ou une planche de stickers sur le site internet d’impression à la demande Printful.

À partir de la version mobile du dispositif d’imagerie augmentée dans la page « AR », il est possible pour les utilisateurs d’enregistrer et de partager des photos de la sculpture virtuelle installée dans l’espace physique et de les géolocaliser sur la « Carte » interactive. Sur le même principe, il est possible d’ajouter, sur la « Carte », des photos des t-shirts portés et des stickers collés. Ces images, accessibles dans la page « Escales », marquent les lieux où un utilisateur s’est arrêté et où il a déposé, In situ, un état de la sculpture virtuelle, ou d’une punchline, en relation avec l’espace réel.

Où que vous soyez dans le monde, vous pouvez enrichir Punchlines et vous l’approprier ! En contribuant vous ferez voyager le langage en alimentant une galerie, une sculpture virtuelle, un album photo, une carte et un globe interactifs !

N’hésitez pas à partager ce dispositif, à revenir explorer les contributions et à participer de temps en temps.

Merci d’avance pour votre intérêt et votre participation.

Rudy pour No code éditions
https://www.nocode-editions.com

  1. 1 Gilles Deleuze explique dans Le pli - Leibniz et le baroque (Les Éditions de Minuit, 2013, p.51) qu’une monade est une unité individuelle enveloppant une multiplicité. J’ai utilisé ce concept pour analyser les processus éditoriaux hybrides développés par le studio No code dans l’article Monade nomade, in Texte [SoN] et Image 8, sous la direction de Marc Veyrat, Jordan Fraser Emery et Rudy Rigoudy, à paraître, No code éditions.
  2. 2 Voir : https://www.rudyrigoudy.com/projet/no-futura/
  3. 3 Voir : https://danielburen.com
  4. 4 Voir : https://www.centrepompidou.fr/fr/offre-aux-professionnels/enseignants/dossiers-ressources-sur-lart/constantin-brancusi/la-colonne-sans-fin
  5. 5 Voir : https://www.philippecazal.com
  6. 6 Suite au vote de l’ONU du 4 septembre 2026 d’utiliser la carte « Equal Earth (Eckert IV) » pour représenter le monde, les modèles cartographiques Mercator ou Eckert IV sont disponibles à la convenance de l’utilisateur.